Education prioritaire : Le rapport des ministres dévoilés au grand public

Entre frais de scolarités et accès aux outils d’éducation qui sont en pleins changements, l’Etat se doit d’apporter des ajustements aux dispositifs d’aide mis en place actuellement. La politique d’éducation prioritaire fait partie des procédés pris en compte par les chargés de l’Education Nationale pour remédier à ce problème. Mis en place il y a maintenant plusieurs années, ce dispositif fait l’objet d’une analyse demandée par le ministre de l’Education lui-même. Pourquoi faut-il une étude de l’éducation prioritaire ? Quels sont les résultats et les mesures établies suite à cette dernière ? Retour sur l’analyse de l’éducation prioritaire réalisée par Ariane Azéma et Pierre Mathiot.

Retour sur le principe d’éducation prioritaire

Pour faire simple, l’éducation prioritaire est un programme visant à favoriser la scolarisation des enfants de toutes les classes sociales en France. Elle est l’extension de la réforme de l’éducation qui est en cours actuellement. Ce dispositif a été mis en place il y a maintenant 38 ans et fait partie des plus mentionnés par les autorités responsables de l’Education Nationale. Son principe est simple : optimiser l’accès à l’éducation et tous les outils éducatifs utilisés dans la scolarisation actuelle pour les enfants qui en ont le moins les possibilités. Après plusieurs réformes dont la dernière a été effectuée il y a maintenant 5 ans, ce dispositif a permis de scolarisé près de 20% d’étudiant du collète ou de la primaire qui sont situés dans les milieux les plus pauvres. Les objectifs énoncés par le ministère de l’Education Nationale devraient permettre d’augmenter l’encadrement des jeunes étudiants défavorisés. Les transformations réalisés à cet effet a d’ailleurs permis d’établir non pas quelques aides mais tout un réseau qui sont connus sous le terme de REP et REP+ en fonction de la classe des écoliers et collégiens concernés.

Analyse demandée par le ministère

Après une application sur plusieurs années, les réformes apportées à l’éducation prioritaire a permis d’obtenir des résultats plus ou moins variables. A cet effet, le ministre Jean Michel Blanquer a demandé aux responsables de la réforme du bac de réaliser une étude sur ce dispositif. Cette dernière a pour objectif d’établir les différents paramètres pris en compte dans le cadre de son utilisation ainsi que ses conséquences sur le long terme pour les zones qui devraient en bénéficier. Bien que les résultats de cette ait été rapportés au ministre il y a de cela quelques mois, ce dernier a décidé d’attendre avant de le rendre publique.

Etude des différents paramètres d’utilisation de la politique d’éducation prioritaire

Le principal ordre de mission des analystes de l’éducation prioritaire est de déterminer et optimiser les critères de choix utilisés par les responsables de sa mise en pratique. Cela est autant valable par rapport au programme en général que par rapport à la politique de la ville et zones rurales. L’objectif est simple : améliorer le choix des zones urbaines ou autres qui pourraient bénéficier de l’aide proposée à travers l’éducation prioritaire.

L’éducation prioritaire est-elle efficace ?

Mais l’analyse demandée par le Ministre n’a pas seulement pour objectif d’établir de nouvelles stratégies d’application. C’est aussi l’occasion de répondre aux doutes de la Cour des Comptes qui mettait en avant l’incapacité du dispositif à atteindre les objectifs fixés jusque là. Cela se ressent principalement par le nombre de bénéficiaire minime jusqu’à présent ainsi que le manque d’augmentation des écoliers et collégiens à être insérés dans la scolarité. Jusque là, seulement 30% des enfants issus des zones les plus défavorisés sont pris en charge par ce dispositif d’aide. Le reste de la population doit se débrouiller avec leurs propres moyens, ce qui n’est pas toujours évident étant donné les coûts de scolarisation qui sont souvent en hausse.

Quelles mesures suite à ce rapport ?

Sans porter atteinte au niveau éducatif en général, l’éducation prioritaire a pour nouvel objectif de réduire l’écart d’intégration des enfants défavorisés dans des établissements adaptés de 10% par rapport aux données recueillis actuellement. Toujours d’après l’analyse réalisée sur le sujet, il serait de mise d’établir de nouveaux paramètres pour que la sélection des établissements ne se fasse pas uniquement en fonction du zonage dans lequel l’enfant défavorisé se trouve. Cela permettrait de prendre en charge beaucoup plus de personnes que les résultats obtenus précédemment.

Photos: unsplash.com

Vidéos: youtube.com

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